Vous etes en train de regarder : We Are Enfant Terrible : chic, un orphelin !


Orphelin : « Enfant qui a perdu son père et sa mère, ou l’un des deux. »


Un orphelin a tout pour devenir un enfant terrible, en somme.



Et c’est exactement ce que sont We Are Enfant Terrible, trio electrochoc, oups, electro rock français dont on serait bien incapable de déterminer la paternité tant les bougres brouillent les pistes en mixant avec allégresse et décontraction Super NES, mélodie pop, guitares agacées et voix féminine trop sucrée pour être honnête (les meilleures !).


We are enfant terrible

Clotilde la chanteuse

We are enfant terrible

WEAR

We Are Enfant Terrible

Clotilde (la chanteuse) by die Frau.

We Are Enfant Terrible

live



« Thanks for the Fish », le premier EP des sales mômes, est, osons le mot, une tuerie qu’il est urgent de saluer. D’abord parce que la chose est extremement bien fichue pour un premier jet. Ensuite parce que les WAET évitent avec soin les poncifs traînant à tous les coins de la musique d’ici (chanson, folk, rock garage, mix electroclash machin chouette, …) pour livrer un Ovni parfaitement malformé.


Bon d’accord mais qui sont les parents ???


Nine Inch Nails ?

Non, trop nihiliste. WAET, c’est bien plus festif. Trent Reznor ferait en revanche un parfait tonton. A vrai dire, on jurerait que les We Are Enfant Terrible lui ont squatté son studio pour enregistrer leur redoutable E.P. entre deux sessions de Haribos / Granolas.

Garbage ? Hum. Un peu de sérieux. Même le premier album de Garbage sonnait trop propre sur lui pour avoir enfanté WAET.

Peaches ?
Mouais. Il y a de ça, elle ferait une bonne tata. Mais WAET ont gardé cette innocence (à voir) depuis longtemps perdue par la bitch autoproclamée.

CSS ?
On y songe, pour ce coté immédiat. Oui mais chez WAET, les guitares sont sales, en plus d’être sexy. Et c’est tant mieux.

The Gossip ?
Un peu de respect. Chez WAET, la production est soignée et les filles aussi.

Yeah Yeah Yeah ? Distillers ?
Pfff. Et l’electro omniprésente chez WAET, on en fait quoi ?

Nous ne saurons jamais qui sont les parents de l’Enfant Terrible, puisque ce son n’évoque rien d’autre que lui même (et comment pourrait-il en être autrement lorsqu’il est question de marier nintendo 8 bits et guitares en fusion ?)

En revanche, on sait qui sont ses parrains :
fouillez du coté de SebastiAn, de Vitalic, du Clash des débuts, des Libertines en forme, des Rakes, des Kills (sans les poses à deux euros), ou même des vénérables Faith’ Healers et vous commencez à entrevoir la lumière.

Ecoutez « Thanks for the Fish » et vous baignerez dans les stroboscopes.

Non, tout ça ne ressemble à rien d’autre et ça fait un bien fou.
Orphelin, l’Enfant Terrible.
Youpi.
Vivement les frères et soeurs.





Olivier


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